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Communiqué de la Conférence des Associations de Professeurs Spécialistes

Errare humanum est, perseverare diabolicum

- 21 septembre 2022 -

 " Sourd à la demande partagée par la Conférence des associations de professeurs spécialistes et la très grande majorité des organisations syndicales, le ministère s’obstine à maintenir en mars l’examen « terminal » des épreuves de spécialité. (...)

https://www.apmep.fr/Communique-de-la-Conference-des

Bilan de réunion au MENJ : allègements des programmes, sans changement de structure

Publiée le 22.06.2022

Communiqué des sociétés savantes et associations de mathématiques :
ADIREM, APMEP, ARDM, CFEM, Femmes et Maths, SFdS, SMAI, SMF

On constate actuellement que la réforme du lycée a entraîné une baisse du niveau mathématique et scientifique général, un accroissement des inégalités de genre, territoriales et sociales, ainsi qu'une forte diminution du vivier scientifique et de sa polyvalence pour les années à venir. Ces problèmes proviennent surtout de la structure du lycée général[1]  et mettent en danger la capacité du pays à pourvoir aux besoins en compétences scientifiques du monde économique dans un avenir proche.

Depuis plusieurs mois, le collectif des sociétés savantes et associations de mathématiques et de sciences[2] représentants de la communauté des universitaires, des professeurs des classes préparatoires et du second degré alerte sur ces problèmes. Elle demande la mise en place rapide d’un groupe de travail pour proposer des modifications des structures des deux classes terminales du lycée applicables dès la rentrée 2023, et d’inclure dans ce groupe la communauté éducative et scientifique, à la fois actrice de terrain et experte sur le sujet de l'enseignement et de la formation scientifique.

Les représentants de la communauté mathématique ont demandé à deux reprises une audience auprès du ministre de l’Éducation Nationale. Suite à la dernière demande, une délégation a été reçue au ministère de l’Éducation Nationale par Julie Benetti, conseillère du ministre, et Thomas Leroux, conseiller aux affaires pédagogiques et aux savoirs fondamentaux.

Il ressort de cette rencontre qu’aucune réflexion n’est actuellement envisagée par le ministère portant sur l’architecture du lycée qui est l’une des principales causes des problèmes signalés. En revanche, des engagements sont déjà pris pour alléger les programmes de l’option maths complémentaires de terminale pour s’ouvrir aux élèves ayant choisi l’option de première de 1h30 de mathématiques. D’autres allègements de programme sont également prévus en seconde et en spécialités maths en première. Nous rappelons que la CFEM, Commission Française pour l’Enseignement des Mathématiques[3], constitue le référent national sur l’enseignement des mathématiques associé à la Commission Internationale sur l’Enseignement des Mathématiques, et que, de nouveau, elle n’a été ni associée ni même consultée au préalable pour ces nouvelles décisions.

La proposition actuelle d’alléger les programmes sans toucher à l’architecture du lycée, non seulement ne répond pas aux besoins, mais conduit à de nouveaux impacts inquiétants pour les poursuites d’études :

  • L’option de 3h de maths complémentaires de terminale devenant accessible après l’option de 1h30, alors que son accès est pour l’instant réservé aux seuls élèves ayant suivi la spécialité maths[4],  ce parcours sera donc nettement insuffisant, en contenu et en horaire, pour accéder à de nombreuses formations de l’enseignement supérieur où les disciplines scientifiques jouent un rôle important voire essentiel : économie, gestion, STAPS, géosciences, santé, biologie, chimie, informatique, physique. Cela risque d’impacter de manière majeure le recrutement via parcoursup et remet en question les stratégies des élèves pour leur poursuite d’étude.
  • L’allègement prévu des programmes de la spécialité maths et de la seconde remet en question l’ambition ministérielle d’un programme plus exigeant que dans l’ancienne série S, qui permettait d’améliorer la formation des futurs scientifiques. Alors qu’on observe actuellement une diminution de moitié des profils d’élèves à spécialité maths/sciences comparé à avant la réforme du lycée[5], cette décision inquiète.

Depuis cinq ans, le ministère reste sourd aux alertes de l’ensemble de la communauté et de la société civile. Il semble se désintéresser de nos propositions constructives alors que les choix actuellement retenus conduisent la France à une situation de pénurie déjà visible des compétences scientifiques nécessaires pour répondre aux défis technologiques, numériques, climatiques, énergétiques, de la biodiversité des années à venir.

Communiqué Document PDF - 349.4Ko

Compte-rendu Document PDF - 289.3Ko


[1]Voir le poster :  

https://smf.emath.fr/actualites-smf/posterfillesmathssciences2022

[2] Disciplines représentées dans le collectif : astronomie, biologie, chimie, écologie, géologie, informatique, ingénierie, mathématiques, physique, et aussi, histoire et philosophie des sciences et techniques, sciences économiques et sociales : ADIREM, AEIF, APHEC, APMEP, APSES, ARDM, CDUS, CFEM, CNFHPST, CLEA, EPI, Femmes et Mathématiques, Femmes et Sciences, Femmes Ingénieures, GEM, SF2A, SFB, SFB, SFBD, SFdS, SFE2, SFHST, SFP, SIF, SMAI, SMF, UdPPC, UPA, UPS.

[3] http://www.cfem.asso.fr/

[4] http://www.cfem.asso.fr/actualites/1h30-de-maths-pour-sauver-les-maths-un-remede-illusoire

[5] Note 21.41 de la Depp :  en 2021, environ 100 000 élèves en terminale suivent la spécialité maths et une autre spécialité scientifique (PC : 64540 ; SVT : 21 391 ; NSI : 10284 ; SI : 5752) ; il y avait environ 200 000 élèves en terminale S avant la réforme jusqu’en 2019.

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1h30 de maths pour « sauver les maths » ? Remède illusoire

Publié le 26.04.2022 par : Collectif de sociétés savantes et associations d’enseignants, chercheurs, ingénieures et universitaires scientifiques (Astronomie, Biologie, Chimie, Écologie, Géologie, Informatique, Ingénierie, Mathématiques, Physique ; et aussi Sciences Humaines Économiques et Sociales, Histoire et Philosophie des Sciences) : ADIREM, AEIF, APMEP, APSES, ARDM, CFEM, CNFHPST, CLEA, EPI, Femmes et Mathématiques, Femmes et Sciences, Femmes Ingénieures, GEM, SF2A, SFB, SFB, SFBD, SFdS, SFE2, SFHST, SFP, SIF, SMAI, SMF, UdPPC, UPA, UPS.

" Le collectif condamne l’annonce ministérielle récente censée répondre aux problèmes posés par la place des mathématiques au lycée suite à la réforme : au-delà des illusions de solution, les mesures annoncées risquent au contraire d’aggraver encore une situation déjà problématique au lycée.

(...)

Engager la mise en place d’un groupe de travail avec les acteurs de l’enseignement et les spécialistes issus de la communauté scientifique, puis prendre en compte les propositions de ces experts pourra permettre de construire une offre de formation mathématique et scientifique pour tous et toutes et à la hauteur des défis à venir. "

https://smf.emath.fr/actualites-smf/sauvezlesmathsillusion26422

La formation mathématique à la Une : une épopée politique et médiatique
de la communauté mathématique
Mélanie Guenais

(9 pages pdf)
La Gazette de la SMF publie ce mois-ci une chronique récapitulant l’action du collectif scientifique formé autour de la SMF  soudé autour d’une cause commune : la formation en mathématiques, et plus largement en sciences, des jeunes adultes.

En conclusion :
" Notre collectif est déterminé à poursuivre son action au-delà des présidentielles pour permettre de continuer à peser sur les décisions concernant l’équilibre de la formation mis à mal par la réforme. Nous avons bon espoir et n’abandonnerons pas maintenant notre travail d’information et d’analyse. Ce travail a déjà permis un premier pas en faveur d’une prise de conscience de la nécessité d’un retour sur cette réforme. Il faut maintenant convaincre de la mise en place d’une réflexion élargie sur ce sujet central pour l’avenir scientifique de notre pays. Puisse son impact contribuer à améliorer notre société future."

https://smf.emath.fr/sites/default/files/2022-04/22_4_VF_EpopeeCollectifMathsMedia.pdf

(4 avril 2022)
Formation en mathématiques et en sciences : un enjeu national pour la prochaine décennie
Collectif de sociétés savantes et associations d’enseignants, chercheurs, ingénieures et universitaires scientifiques : ADIREM, AEIF, APMEP, ARDM, CFEM, CLEA, EPI, Femmes Ingénieures, Femmes et Mathématiques, Femmes et Sciences, GEM, SF2A, SF2E, SFB (biométrie), SFB (biophysique), SFBD, SFdS, SIF, SFHST, SFP, SMAI, SMF, UdPPC, UPA.

https://www.epi.asso.fr//blocnote/Lettreouverte-aux-candidats-Sciences.pdf


La Société Informatique de France (SiF) souhaite questionner les candidates et candidats à la Présidence de la République quant à leur stratégie pour que la France trouve sa place dans le développement mondial de l’informatique et du numérique, en leur demandant de réagir aux onze propositions ci-dessous :
https://www.societe-informatique-de-france.fr/2022/03/tribune-a-lattention-des-candidats-a-la-presidentielle-de-2022/

Réponse aux propositions du rapport sur "la place des mathématiques au lycée"

Collectif des sociétés savantes et associations

de mathématiques, astronomie et astrophysique, biométrie, biophysique, écologie et évolution, histoire des sciences, informatique, ingénieures, physique, physique-chimie, classes préparatoires scientifiques : ADIREM, AEIF, APMEP, ARDM, CFEM, CLEA, EPI, Femmes Ingénieures, Femmes et Mathématiques, Femmes et Sciences, GEM, SF2A, SF2E, SFB, SFB, SFdS, SIF, SFHST, SFP, SMAI, SMF, UdPPC, UPA, UPS.

Publié le 22 mars 2022.

  Le comité de consultation sur "la place des mathématiques au lycée" créé le 16 février 2022 par le MENJS a publié le 21 mars son rapport proposant des mesures applicables dès la rentrée 2022 pour répondre à la demande du ministère : remettre des scénarios réalistes et efficaces d’amélioration de l’offre de l’enseignement de mathématiques.

  Le scénario propose d’introduire, dès la rentrée 2022, 1 h 30 à 2 h de mathématiques supplémentaires dans le tronc commun en 1re, uniquement pour les élèves qui ne choisiront pas l’enseignement de spécialité mathématiques. Ces heures seront intégrées dans un nouvel enseignement scientifique de durée augmentée, renommé « enseignement scientifique et mathématique » qui remplacera l’enseignement scientifique actuel pour tous les élèves à partir de la rentrée 2023. Cet enseignement devrait permettre de suivre l’option mathématiques complémentaires en terminale.

  Ce comité a été mis en place suite aux inquiétudes exprimées au cours des derniers mois au sujet de la formation mathématique et scientifique des lycéens. Le collectif des associations et sociétés savantes de mathématiques et de sciences avait signalé l’impossibilité pour ce comité créé dans l’urgence de répondre aux problèmes soulevés, qui proviennent de la structure même du lycée général. Lors des auditions menées à la hâte par ce comité, elles ont transmis la même demande de mener une réflexion approfondie portant sur :

  • • Le nécessaire équilibre entre sciences et humanités, actuellement en défaveur des sciences, et la diversification de l’enseignement des mathématiques, dès la classe de première ;
  • • La possibilité de conserver en classe de terminale les 3 spécialités choisies en classe de première ;
  • • Des mesures susceptibles de mieux intégrer les filles aux parcours scientifiques et de corriger les inégalités aggravées par la réforme.

  En tout état de cause, les mesures annoncées sont marginales et ne permettront pas, dans l’hypothèse où elles seraient mises en œuvre à la rentrée 2022, de résoudre les problèmes sévères engendrés par la structure actuelle du cycle terminal du lycée général. Elles ne répondent à aucun des trois points mentionnés ci-dessus :

  • • Le tronc commun reste déséquilibré au détriment des disciplines scientifiques (3 h 30 à 4 h de sciences pour 17 h 30 à 18 h de tronc commun) ; l’offre de formation mathématique reste insuffisamment diversifiée pour répondre aux besoins des élèves s’orientant vers les sciences économiques et sociales et les sciences humaines ; par ailleurs, il ne faudrait pas que cet ajout entraîne une diminution des élèves en spécialité maths en première, à l’idée qu’il pourra être suffisant pour suivre l’option maths complémentaires.
  • • La demande forte de pouvoir conserver en terminale les trois spécialités choisies en première n’a pas été retenue ;
  • • Dans le rapport publié, l’objectif affiché d’augmenter le nombre de filles seulement dans l’option mathématiques expertes n’est suivi d’aucune piste sérieuse pour des mesures effectives permettant de lutter contre les inégalités entre filles et garçons, les inégalités territoriales et socio-économiques.

  La question de l’enseignement des mathématiques et des sciences en général au lycée est complexe et ne pourra pas être résolue par l’annonce rapide d’une mesure au risque de faire échouer les objectifs fixés sur la place des mathématiques (sans discrimination de niveau, de formation, de sexe, ni d’origine sociale). C’est pourquoi nous réitérons notre demande d’une remise à plat de la structure du cycle terminal du lycée. Pour cela, un groupe de travail sur la place des mathématiques et des sciences au lycée doit rapidement être mis en place, qui puisse s’installer dans un temps indépendant du calendrier politique, qui réunisse tous les acteurs concernés, désignés de façon collégiale.

  Les Assises des Mathématiques proposées par le comité ont déjà été annoncées en janvier 2022 par l’INSMI et le MENJS. Elles se tiendront en octobre 2022 et ne relèvent pas exactement du cadre de notre demande. Notre objectif, plus général, est de garantir, dès la rentrée 2023, une offre de formation mathématique et scientifique pour tous et toutes et à la hauteur des enjeux et des défis à relever pour le monde de demain.

« Nous demandons la mise en place rapide d’un groupe de travail sur la place des mathématiques et des sciences au lycée »

Tribune dans le Monde de l’Éducation (mars 2022)

Liste des signataires : Collectif des sociétés savantes et associations de mathématiques, astronomie et astrophysique, biométrie, biophysique, informatique, ingénieures, physique, physique-chimie, classes préparatoires scientifiques : ADIREM, AEIF, APMEP, ARDM, CFEM, CLEA, EPI, Femmes Ingénieures, Femmes et Mathématiques, Femmes et Sciences, GEM, SF2A (astronomie et astrophysique), SFB (biométrie), SFB (biophysique), SFdS, SIF, SFP, SMAI, SMF, UdPPC, UPA, UPS.

En clair sur :

En tant que représentants de la communauté scientifique, technique, éducative et de recherche en mathématiques, et plus généralement en sciences, notre rôle est d’alerter sur les enjeux de société actuels, d’identifier les problèmes de formation qui se posent pour les mathématiques et les sciences, et d’en analyser les causes.

Nos analyses font apparaître que la structure de l’actuel lycée est en grande partie responsable des problèmes observés : aggravation des inégalités filles/garçons, renforcement des inégalités socio-économiques et des inégalités territoriales, insuffisance de la formation mathématique et scientifique fragilisant la poursuite d’études dans de nombreuses filières du supérieur.

Nous insistons sur le fait que les problèmes que nous mettons en évidence ci-après ne pourront en aucun cas être réglés par des modifications à la marge sans remettre à plat la structure même du cycle terminal du lycée. Comme nous l’avons exprimé avant le début des auditions du comité de consultation sur la place des mathématiques, le 23 février, nous souhaitons voir s’engager une réflexion de fond sur la structure du lycée issue de la réforme portant sur :

  • le nécessaire équilibre entre sciences et humanités, actuellement en défaveur des sciences, et la diversification de l’enseignement des mathématiques, dès la classe de première ;
  • la possibilité de conserver en classe de terminale les trois spécialités choisies en classe de première ;
  • des mesures susceptibles de mieux intégrer les filles aux parcours scientifiques incluant les parcours en sciences mathématiques, physiques, informatique et en sciences de l’ingénieur et de corriger les inégalités aggravées par la réforme.

Offrir une formation en mathématiques de qualité pour toutes et tous est un enjeu majeur pour l’avenir de notre société et de notre pays. Les mathématiques sont essentielles pour relever les défis numériques, technologiques, climatiques et énergétiques du XXIe siècle. De ce fait, elles occupent une place croissante dans le monde professionnel, où les compétences en ingénierie et en recherche de haut niveau scientifique et mathématique sont recherchées et donnent accès à des emplois fortement qualifiés et rémunérés.

Par ailleurs, constituant le socle commun à l’ensemble des sciences, y compris économiques, humaines et sociales, la formation en mathématiques est essentielle pour l’accès aux études supérieures dans de nombreuses filières. Un bagage mathématique solide est aussi nécessaire aux futurs enseignants de l’école primaire pour transmettre avec aisance les savoirs mathématiques aux élèves. Au-delà, une culture mathématique commune est indispensable à tous les citoyens, qu’il s’agisse de la gestion des tâches quotidiennes ou de la capacité à interpréter les informations chiffrées présentes notamment dans les médias.

Pourtant, les pouvoirs publics semblent conférer une place ambiguë aux mathématiques dans la formation des élèves. Considérée comme fondamentale jusqu’en fin de collège, elle devient optionnelle en première et brusquement présentée comme secondaire voire marginale dans le lycée réformé. Ce choix suscite des inquiétudes. Celles-ci s’expriment dans des tribunes d’économistes, de philosophes, dans des éditoriaux, dans des reportages et articles interviewant les industriels ou des patrons d’entreprises, lors de forums d’entreprises consacrés aux mathématiques, ou encore par des enseignants, parents ou citoyens.

Tous s’interrogent sur l’avenir de leurs enfants ou de la France face au déficit de formation scientifique et en particulier mathématique de la population. Ils corroborent les alertes lancées par la communauté mathématique depuis quatre ans sur les projets de cette réforme du lycée et du bac, demeurées ignorées des pouvoirs politiques. Les publications récentes de la communauté élargie aux associations et sociétés savantes d’enseignants et chercheurs scientifiques, révèlent des tendances inquiétantes au sein du lycée général :

  • un décrochage des filles dans tous les parcours de mathématiques dès la première, qui touche également les milieux défavorisés. Ce constat met en question l’égalité filles-garçons comme l’égalité des chances dans une discipline-clé pour la promotion sociale ;
  • l’abandon des mathématiques par environ 45 % des élèves et une offre globale de formation en mathématiques en baisse de 38 % en terminale générale ;
  • plus globalement, une baisse du vivier des élèves de formation scientifique, avec moins de formations en moyenne et moins de polyvalence.

Ces dernières semaines, l’écho médiatique et politique intense de ces alertes, la multiplicité des interventions des acteurs extérieurs à la communauté sur le sujet des mathématiques et de la formation en général confirment que l’enjeu dépasse le seul cadre du lycée et touche toute la société. Une meilleure prise de conscience du rôle des mathématiques dans la société se dessine. Elle montre une discipline utile, plus ouverte sur le monde, plus accessible au plus grand nombre. Ces images corrigent une idée communément admise, contraire à l’intérêt général, selon laquelle les mathématiques devraient être l’apanage d’une élite.

A la rentrée 2022, une quatrième cohorte d’élèves subira les conséquences pour leurs études, leurs vies professionnelles et quotidiennes des manques créés par la réforme du lycée. Il est urgent de conduire une réflexion approfondie pour corriger ces effets délétères qui vont à l’encontre des ambitions affichées pour le pays.

Nous demandons pour cela la mise en place rapide d’un groupe de travail sur la place des mathématiques et des sciences au lycée pouvant s’installer dans un temps indépendant du calendrier politique, qui réunisse tous les acteurs concernés, désignés de façon collégiale. Son objectif : garantir, dès la rentrée 2023, une offre de formation mathématique et scientifique pour tous et toutes et à la hauteur des enjeux et des défis à relever pour le monde de demain.