Archives par mois : novembre 2021

EXTRAIT
« La spécialité « Numérique et sciences informatiques (NSI) » est assurée à 51 % par des enseignants de mathématiques, à 20 % par des enseignants de technologie, à 17 % par des enseignants de physique-chimie et 7 % par des enseignants de la nouvelle discipline « Numérique et sciences informatiques ». [autres 4,6]

« Sciences numériques et technologie » (SNT). Cet enseignement est, lui aussi, assuré principalement par des enseignants de mathématiques (44 %) et de technologie (26%)

De même, l’enseignement scientifique a intégré le tronc commun en première et terminale G et est essentiellement assuré par des enseignants de physique-chimie et de SVT (souvent à raison d’une heure par le professeur de chacune de ces deux disciplines, pour deux heures hebdomadaires d’enseignement scientifique).

Plus d’hommes que de femmes assurant des enseignements informatiques
… en seconde, seules 31 % des heures données en SNT sont assurées par des femmes  (contre 44 % en mathématiques). En terminale, elles sont 20 % dans la spécialité NSI (alors que cette part est de 43 % dans la spécialité mathématiques). En terminale, le nombre d’heures de la spécialité NSI assurées par des femmes, toutes disciplines confondues, n’est que de 15 % »

https://www.education.gouv.fr/les-effets-des-choix-des-eleves-en-lycee-general-et-technologique-sur-les-services-des-enseignants-326200

[cf. les effectifs des spécialités dans EpiNet n°239 (rubrique Documents)]


Rapport de 84 pages remis à J-M Blanquer par Sophie Béjean, Claude Roiron et Jean-Charles Ringard

« Si l’égalité de droit entre les femmes et les hommes existe, garantie par un important arsenal législatif constitué depuis la deuxième moitié du XXe siècle et renforcé par les gouvernements successifs, la marche est pourtant encore haute pour que l’égalité réelle soit effective. Les représentations, les comportements sont encore fortement marqués par des stéréotypes de genre.

Le système éducatif français propose un cadre légal significatif qui sert à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. L’état des lieux fait apparaître une disparité de performance scolaire au bénéfice des filles, qui ne se traduit ni dans les choix d’orientation ni par une meilleure insertion professionnelle des femmes. Au contraire, les choix d’orientation et de poursuite d’études sont encore très différents entre les filles et les garçons. S’il souligne la permanence de représentations genrées des métiers, ce constat met aussi en évidence une ambition scolaire inégale, et inégalement soutenue. »

https://www.education.gouv.fr/media/94424/download

NDLR-EPI : En 2020, les filles représentaient seulement 13% des élèves de terminale dans la spécialité NSI contre 80% en "humanités, littérature et philo". C'est un des constats préoccupants décrits par ce rapport qui a été rendu public.