Archives de l'auteur : Secrétariat EPI

Académie de Rouen - extrait -
"  À destination des enseignants susceptibles d’enseigner cette nouvelle discipline, une formation de 4 journées a été prévue dans l’Académie de Rouen, répartie entre mai 2019 et octobre 2019. Sous l’impulsion de plusieurs corps d’inspection, des professeurs de collèges et de lycées de l’académie rouennaise se sont impliqués dans la conception de cette formation.

" Cette rubrique a pour but de regrouper les documents de ces formations, répartis selon les sept thèmes du programme : Internet, le Web, les données structurées et leur traitement, les réseaux sociaux, localisation, cartographie et mobilité, informatique embarquée et objets connectés, la photographie numérique. Pour chaque thème, un livret d’activités a été élaboré, destiné à des enseignants et donnant des pistes de réflexion ; les activités ne sont pas, pour autant, systématiquement fournies clé en main. " (...)

http://maths.spip.ac-rouen.fr/
http://maths.spip.ac-rouen.fr/spip.php?rubrique153

Association Enseignement Public et Informatique (EPI)

A l’occasion de la journée du 14 juin l’EPI tient à vous remercier pour le soutien que vous lui avez apporté au cours de la décennie 80. Sans cette aide soutenue et sans faille l’association ne serait pas devenue cette association dont le rôle dans le déploiement de l’informatique dans le système éducatif est largement reconnu.

Nous aimerions évoquer ici quelques souvenirs toujours dans la mémoire de celles et ceux qui vous ont connu à cette époque pionnière où se mettait en place à la fois l’introduction d’un enseignement optionnel de l’informatique au lycée d’enseignement général et l’utilisation de « l’outil » informatique dans les différentes disciplines (en prolongement de la décennie 70).

Le rapport Pair-Le Corre, en 1981

Ce fut d’abord la mission d’étude que vous avait confiée, ainsi qu’à Yves Le Corre, le ministre Alain Savary. L’un d’entre nous se souvient des rencontres que nous avons eues avec vous. Nous étions tous convaincus qu’il fallait relancer et amplifier les formations « lourdes », démarrer l’option informatique des lycées (qui avait été proposée par Jacques Arsac au directeur des lycée Jean Saurel) et donner les moyens à la recherche pédagogique dans des domaines où tout était à inventer

Votre rapport sera remis au ministre le 15 octobre 1981. Vous l’évoquez quelques années plus tard lors de l'assemblée générale de la régionale EPI-Alsace, en mars 1987 :

« Dès 1981, on rétablit donc les stages d'un an, et progressivement on les étend à un centre par académie. On organise des équipes académiques de formateurs qui existent encore aujourd'hui. Nous avions aussi recommandé, entre la formation d'un an pour les formateurs et les concepteurs de logiciels d'une part et une formation légère d'une centaine d'heures pour les utilisateurs, une formation intermédiaire à l'animation, mais cela n'a pas vu le jour. Nous avions aussi insisté sur le fait que les projets devaient venir des établissements. Il ne s'agissait pas de parachuter cette informatique, c'est-à-dire qu'il fallait que les établissements sachent ce qu'ils voulaient faire de leur informatique. C'est donc en fonction de tels choix qu'une formation devait être diversifiée, par exemple, sur 100 heures, 50 heures communes et 50 heures plus modulaires.

     Nous avons aussi essayé de désamorcer cette fameuse querelle « est-ce que l'Informatique est une discipline ou un outil d'enseignement ? » en disant « cela doit être l'un et l'autre ; il faut que l'un appuie l'autre ». Du côté d'une informatique-discipline, on a créé une option informatique en classes de seconde, première et terminale, qui est pilotée par un Comité scientifique National. Nous avons également recommandé d'introduire l'informatique à tous les niveaux de l'enseignement du second degré, en particulier dans les LEP qui n'en avaient pas bénéficié jusqu'à cette époque nous avons été plus prudents quant à l'introduction de l'informatique à l'école primaire. »

Ce rapport est en ligne sur le site de l’EPI, on peut lire en introduction :

«L'informatique est à la fois une technique, un phénomène de civilisation, un outil d'enseignement, une science autonome et formatrice.

Si le fait qu'elle est une technique justifie l'existence de classes destinées à préparer certains élèves aux professions qu'elle ouvre, il faut que tout élève se soit trouvé à son contact pendant sa scolarité, pour qu'il puisse dominer ce phénomène de civilisation, qu'il ait pu poser les questions nécessaires à sa compréhension et recevoir des réponses suffisantes.

Ce contact peut se faire à l'occasion de l'emploi de l'informatique comme outil d'enseignement, qu'il s'agisse d'enseignement assisté par ordinateur, de développement des capacités logiques par diverses formes de programmation ou de documentation automatisée. On peut penser qu'il faudra dans les années à venir aller plus loin et introduire une véritable discipline informatique pour les élèves. Ce point étant encore controversé, nous avons proposé l'ouverture d'un nombre limité d'options informatiques, dans des conditions qui permettront de tirer des conclusions des résultats obtenus. »

Sur le site de l’EPI se trouvent également des articles dans lesquels vous traitez de programmation ou plus exactement de son apprentissage par les plus jeunes. Vous soulignez que la programmation est un savoir-faire qu'il faut acquérir. Comme pour tous les savoir-faire doivent être associés des savoirs, en la circonstance des savoirs informatiques. Mais si leur connaissance est indispensable pour acquérir une méthode de programmation, elle ne suffit pas. Ainsi, vous mentionnez notamment une originalité de l'activité de programmation, qui a des implications pédagogiques : son résultat n'est pas seulement un programme. Il faut rendre celui-ci communicable et pour cela l'accompagner d'un dossier qui explique au mieux comment le programme a été obtenu.

Alors, comment acquérir ce savoir-faire de la programmation ? Dans votre article « L'apprentissage de la programmation » vous apportez réflexions et réponses. Nous nous en sommes inspirés.

Vous succédez à Jean Saurel à la direction des lycées en 1981

Vous créez le Comité scientifique national (CSN) présidé par André Danzin, président de l’AFCET, l’EPI y sera représentée par son secrétaire général. Ce comité assure le suivi de l’option informatique qui démarre à la rentrée 81 dans une douzaine de lycées.

L’EPI vous rencontre régulièrement pour faire le point sur les difficultés des enseignants aussi bien dans la pratique de l’outil dans les disciplines (EAO) que dans l’enseignement de l’option informatique, sur la formation des enseignants, les matériels, les décharges de service indispensables ...

En accord avec le CSN, l’association propose en 1982 l’extension du nombre de lycées expérimentaux et une épreuve orale au baccalauréat portant sur le programme mais aussi sur le projet réalisé pendant l’année de terminale,

Dans une note aux recteurs (mars 1983) vous annoncez l’extension de l’option informatique à la classe terminale dans les 12 lycées expérimentaux et la généralisation de son ouverture, dans la mesure du possible, aux élèves de seconde.

Le grand colloque 1983 organisé par le MEN en collaboration avec l’EPI

Vous avez accepté d’animer la table ronde n°5 « Informatique et culture générale. Quelle place donner à l'informatique dans la formation générale ? » Dès l’introduction vous déclarez :

« Il [le sous-titre de la table ronde] fait écho à la visée des pionniers de l'entrée de l'informatique dans l’Éducation nationale, en 1970 : il s'agissait alors d'introduire l'informatique dans l’enseignement secondaire général (au sens de non-professionnel). Donc dès l’origine, c'est bien la formation générale qui était visée.

Cependant, en même temps, le choix était fait de ne pas considérer l’informatique comme une nouvelle discipline, au même sens que l'histoire ou la physique par exemple. Cela a peut-être conduit, au fil des ans, à trop réduire l'informatique au rôle d’un outil d'enseignement, ce qui était sans doute une déviation par rapport à l’idée initiale.

C'est vrai que l'informatique est d'abord un outil, une technique. Et un outil n’a pas, la plupart du temps, à figurer dans la formation générale, même si c'est un outil de formation (on n'enseigne pas, par exemple, l'imprimerie, en dehors de cours professionnels spécialisés).

Seulement, voilà, pour l'informatique, il s'agit d'un outil « universel », ou en tout cas qui est utilisé dans des domaines très nombreux et très variés et, à ce titre, elle a sans doute sa place dans une formation générale qui - tentons-en une définition - doit développer les capacités utiles à tous les jeunes, et notamment à leur vie personnelle et à leur insertion sociale, permettre une orientation professionnelle et fournir les bases sur lesquelles pourra être construite une qualification.»

et quelques lignes plus loin :

« L’informatique n’est pas seulement un outil et un objet d’enseignement, selon une distinction et une opposition trop classique, mais un fait de civilisation générateur de nouveaux objectifs d’enseignement »

D’où l’importance de la recherche pédagogique. Il est très important qu’une nouvelle discipline comme l’informatique réfléchisse à ce qu’elle peut apporter aux élèves et dans quelle mesure elle peut permettre de lutter contre l’échec scolaire « besoin primordial de notre enseignement ».

Ce que l’informatique apporte de plus, c’est la nécessité de réfléchir à la pédagogie et de diversifier les démarches dans les différentes disciplines et activités. « On est gagnant si on invente des situations pédagogiques nouvelles » dites-vous dans votre intervention lors de l’assemblée générale de la régionale EPI-Alsace en mars 1987.

Là encore nous sommes pleinement en accord avec vous.

Les colloques francophones de didactique de l’informatique.

Dans le premier colloque francophone de didactique de l’informatique co-organisé par l’EPI et l’AFIT qui s’est déroulé à l’université René Descartes (Paris) les 1, 2 et 3 septembre 1988, vous avez fait une brillante intervention sur « L’apprentissage de la programmation ». Dans votre allocution de clôture où vous représentiez Lionel Jospin, ministre de l’Éducation nationale, vous vous êtes félicité de « l’osmose entre l’enseignement supérieur et la recherche d’une part, l’enseignement primaire et secondaire d’autre part ». Vous avez souligné à juste titre que l’aspect scientifique d’un tel colloque permet de dépasser les querelles qui resurgissent périodiquement entre l’informatique outil ou objet d’enseignement, discipline ou non !

L’EPI qui prône depuis sa création la « complémentarité » des approches de l’informatique approuve sans réserve.

Mais l’évolution de la société et de l’École vous inquiètent. Dans votre conférence au dernier colloque de l'AFDI à Monastir en 1996 : "L'informatique science humaine ou inhumaine ?" vous vous montrez préoccupépar la croissance des inégalités et le morcellement de la société. L’école saura-t-elle y faire face ? Quel peut être le rôle de l’informatique ? Le dernier mot de votre intervention est le mot "éthique".

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Nous savons par les échanges que nous avons eus et la lecture de vos écrits que vous avez toujours été préoccupé par le fossé que l’informatique crée entre les plus faibles et celles et ceux qui se meuvent plus aisément dans l’abstrait. Il faut veiller à ce que l’école n’en rajoute pas. Travailler à la réussite des plus modestes a toujours été votre priorité notamment à la Direction des lycées.

L’EPI qui, depuis sa création en 1971, veut faire de l’informatique et des technologies de l’information en général un facteur de progrès et un instrument de démocratisation ne peut évidemment que se sentir en plein accord.

Plus généralement, dans votre livre « Rue du bac, une nouvelle donne pour l’école », vous vous penchez sur le fonctionnement inégalitaire de l’enseignement en France qui ne permet pas l’épanouissement des capacités de tous et risque de favoriser un « éclatement de la société entre les dirigeants, les exécutants et les assistés ». Vision lucide s’il en est.

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Ce ne sont que quelques souvenirs auxquels nous tenons et l’occasion de vous remercier encore pour vos actions en faveur du déploiement de l’informatique sous ses différentes formes dans l’enseignement.

L’EPI continue à militer, à presque cinquante ans d’âge, pour la formation par l’Éducation nationale des jeunes générations à la science et technologie informatique et à ce qu’on appelle maintenant le numérique. Avec d’autres, elle a obtenu des créations qui, si elles ne nous satisfont pas complètement, sont néanmoins des avancées importantes.

Et l’association n’oublie pas le rôle des pionniers. Elle s’emploie dans ses publications à leur rendre justice.

Jean-Pierre Archambault

Président de l’EPI

Jacques Baudé

Président d’honneur

pour le Bureau national

Paris, mai 2019

La première version du florilège (27 contributions) est en ligne à :

http://lesquere.fr/pair/Florilège_Claude_Pair-v5.pdf

© Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse - Juin 2019

baccalauréat général 2021: de nouveaux parcours vers les classes préparatoires aux grandes écoles (extrait)

* CPGE scientifiques (MPSI-PCSI-PTSI-MPI)
- MPSI : mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur
- PCSI : physique, chimie et sciences de l’ingénieur
- PTSI : physique, technologie et sciences de l’ingénieur
- MPI : mathématiques, physique et informatique (nouveauté 2021)

https://cache.media.education.gouv.fr/file/Bac_2021/89/8/2019_CPGE_bac_general_infog_1137898.pdf

Une bonne nouvelle … à suivre.

)

Vous trouverez ci-dessous les activités que David Roche propose aux élèves :

- de seconde, pour l'enseignement "Sciences Numériques et technologie" (SNT) : 
https://pixees.fr/informatiquelycee/n_site/snt.html
- de première, pour l'enseignement de spécialité "Numérique et Sciences Informatiques" (NSI) :
https://pixees.fr/informatiquelycee/n_site/nsi_prem.html

« 50% des élèves sortent du carcan des séries » ... Ou pas ?

Une enquête du SNES-FSU sur le choix des spécialités (6 pages pdf) :"La diversité des choix est artificielle; la plupart des «triplettes» ne pourront pas être mises en œuvre par les lycées" (...)
https://www.snes.edu/IMG/pdf/reforme_blanquer_note_snes_no2_diversite_des_triplettes.pdf

(cette enquête repose sur les choix de spécialités de plus de  3800 élèves de 2nde GT dans 18 lycées de 11 académies)


Les réflexions de Xavier Leroy, professeur au Collège de France, titulaire depuis 2018 de la chaire de sciences du logiciel. La Recherche, n°548 de juin 2019 – extrait -

La Recherche : Vous occupez depuis 2018 la seconde chaire permanente d'informatique au Collège de France, après celle de Gérard Berry en 2012. Peut-on dire que l'informatique est devenue une science respectable?

Xavier Leroy : Disons que c'est le début de la respectabilité. Cela a mis un peu de temps mais l'informatique est une discipline toute jeune. Aux États-Unis, pionniers dans ce domaine, les universités ont commencé à avoir des départements de Computer science dans les années 1950. En France, cela a pris quinze à vingt ans de plus, selon les établissements. Et puis, l'attractivité était très différente : dès les années 1990, l'informatique est considérée comme une voie reine aux États-Unis. Les étudiants en mathématiques sont ceux qui ont été recalés en informatique. Alors qu'en France, c'est l'inverse. Le Collège de France s'est ouvert à l'informatique, d'abord avec les chaires annuelles - notamment la chaire Informatique et sciences du numérique-, ensuite avec la chaire de Gérard Berry, puis la mienne. Il reste encore des étapes à franchir, comme la création d’une agrégation d’informatique, encore absente du paysage de l’Éducation nationale. (…)

NDLR-EPI : enfin quelqu’un - et pas des moindres - qui n’hésite pas à souhaiter une agrégation d’informatique (le gras est de la rédaction EPI) ! Quatre pages de réflexions très intéressantes sur la programmation, à lire en entier …

Propositions relatives aux épreuves d’examen en numérique et sciences informatiques, enseignement de spécialité, classe terminale, voie générale – Mai2019.

Les propositions des groupes d’experts pour l’évaluation en classe terminale relèvent de leur responsabilité. Ces propositions ont été présentées aux membres du Conseil supérieur des programmes, mais n’ont pas fait l’objet d’un vote en séance.

La démarche de projet est au cœur de l’enseignement de la spécialité NSI mais ne se prête pas à une évaluation à l’écrit ou sur machine en temps limité. L’épreuve obligatoire terminale orale permet à l’élève de présenter son projet et de valoriser le travail qu’il a conduit durant sa formation.

L’épreuve terminale obligatoire de spécialité est composée de deux sous-épreuves: une épreuve écrite et une épreuve pratique.

Sous-épreuve écrite de 3 h 30 (sur 12 points) La sous-épreuve consiste en la résolution de trois exercices permettant d’évaluer les connaissances et les capacités attendues conformément au programme de terminale de la spécialité. Chaque exercice est noté sur 4 points. Les connaissances et capacités mobilisées dans le programme de première de la spécialité mais non reprises dans celui de terminale ne constituent pas le ressort principal des sujets composant l'épreuve ; elles doivent toutefois être assimilées par les candidats qui peuvent avoir à les utiliser.Les exercices permettent d’aborder différentes rubriques, sans obligation d’exhaustivité, un même exercice pouvant en particulier permettre l’évaluation d’attendus relevant de plusieurs rubriques. La sous-épreuve pratique permettant d’évaluer les compétences en programmation, cette évaluation n’est pas un objectif de la sous-épreuve écrite. Toutefois le candidat peut être évalué sur la compréhension d’un algorithme ou d’un programme, d’un point de vue plus théorique que pratique.

Sous-épreuve pratique de 1 heure (sur 8 points) La sous-épreuve consiste en la résolution de deux exercices sur ordinateur, chacun étant noté sur 4 points.Le premier exercice consiste à programmer un algorithme figurant explicitement au programme, ne présentant pas de difficulté particulière, dont on fournit une spécification. Il s’agit donc de restituer un algorithme rencontré et travaillé à plusieurs reprises en cours de formation.Le sujet peut proposer un jeu de test avec les réponses attendues pour permettre au candidat de vérifier son travail.Pour le second exercice, un programme est fourni au candidat. Cet exercice ne demande pas l’écriture complète d’un programme, mais permet de valider des compétences de programmation suivant des modalités variées : le candidat doit, par exemple, compléter un programme «à trous» afin de répondre à une spécification donnée, ou encore, corriger un programme volontairement erroné, ou encore, expliciter un argument de correction (comme un invariant de boucle), ou encore, proposer une documentation, etc.

https://cache.media.education.gouv.fr/file/CSP/61/6/Projet_Epreuves_examen_NSI_Tle_Voie_G_1126616.pdf

ARTICLE 12 BIS

Après l'alinéa 3 - Insérer un alinéa ainsi rédigé :

…° La seconde phrase du même alinéa est ainsi rédigée : « Ils forment les étudiants et les enseignants à la maîtrise des outils et ressources numériques, à leur usage pédagogique ainsi qu’à la connaissance et à la compréhension des enjeux liés à l’écosystème numérique. » ;

Objet

Cet amendement traduit une des préconisations du rapport Prendre en main notre destin numérique : l'urgence de la formation, fait au nom de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication en juin 2018.

Ce rapport recommandait de «revoir la maquette de formation en ÉSPÉ afin que la littératie numérique devienne un axe structurant de la formation ».

Il part du constat que le temps consacré à la maîtrise des outils numériques et à leurs usages pédagogiques est très limité : 20 heures en master 1 sur 300 à 500 heures au total et 15 heures en master 2 sur 250 à 300 heures.

En outre, cette formation demeure excessivement théorique alors qu'elle devrait reposer sur un apprentissage par projet afin d'amener les futurs enseignants à développer des compétences utilisables dans la pratique de leur futur métier.

Il est donc urgent de revoir la maquette de formation des futurs INSPÉ afin que la littératie numérique devienne un axe structurant de leur formation initiale et continue et que cette formation soit tournée vers la pratique.

Cette formation serait articulée autour de trois objectifs prioritaires :

- la maîtrise des outils et ressources numériques : prise en main, codage, maîtrise des bases algorithmiques et de leur application dans la cadre pédagogique et plus largement dans la vie du citoyen ;

- la connaissance des cultures numériques et des usages : fonctionnement d’Internet, connaissance et compréhension des enjeux liés à l’écosystème numérique (traitement de l’information, souveraineté des données, empreinte numérique, cyberharcèlement, etc.) ;

- l’usage pédagogique de ces outils et ressources numériques : analyse de pratiques pédagogiques innovantes, intégration des technologies numériques dans les enseignements, notamment pour faciliter l'apprentissage et la scolarité des élèves à besoins particuliers.

http://www.senat.fr/amendements/2018-2019/474/Amdt_217.html