Cahiers pédagogiques - Cécile Blanchard - 9 février 2021 - extrait -

" La formation continue proposée à 1,2 million de personnels de l’Éducation nationale en France est-elle suffisante et satisfaisante ? Sujet important s’il en est, puisque, comme le relève Nathalie Mons, sa responsable, « il n’y a pas un seul rapport du Cnesco (Centre national d’étude des systèmes scolaires) qui ne souligne la nécessité d’une formation accrue des enseignants ». De fait, il s’agit là d’« une politique stratégique dans le développement et l’amélioration du système éducatif, de la qualité de vie à l’école et des apprentissages des élèves ».  (...)
https://www.cahiers-pedagogiques.com/Formation-continue-dans-l-Education-nationale-il-reste-beaucoup-a-faire

Le dossier Cnesco :http://www.cnesco.fr/fr/conference-de-comparaisons-internationales-2020-la-formation-continue-et-le-developpement-professionnel-des-personnels-deducation/

DEPP - Série ÉTUDES DOCUMENT DE TRAVAIL - Janvier 2021: Évaluation multidimensionnelle de l’impact de l’utilisation d’équipements numériques mobiles sur les apprentissages des élèves (62 pages pdf) : "Les effets estimés de la disponibilité d’EIM et de CM sur les apprentissages des élèves sont globalement positifs mais modérés. Cela peut s’expliquer par les changements modestes intervenus dans les pratiques enseignantes et dans l’utilisation des outils par les élèves en dehors du collège. On peut supposer que l’impact le plus fort concerne la compréhension orale du français car les possibilités offertes par les outils numériques avec l’accès à des ressources difficilement mobilisables par d’autres biais (comme par exemple les vidéos), tandis qu’on peut supposer que les outils numériques n’ont qu’une plus-value faible pour les documents écrits, en comparaison aux outils classiques comme les manuels scolaires. Cette hypothèse est étayée par la revue de littérature réalisée par Tricot (2020) qui indique que l’usage du numérique produit des effets plus positifs pour les activités pédagogiques telles « regarder une vidéo » que pour les activités pédagogiques telles que « lire et comprendre un texte ». Par ailleurs, les faibles effets mesurés sur les compétences numériques peuvent sembler contre-intuitifs. Une analyse des résultats de l’enquête ICILS en France (sur un autre échantillon que l’étude ELAINE) pourra apporter des pistes de compréhension, en comparant les résultats en littératie numérique et pensée informatique des élèves des établissements faisant partie du Plan numérique aux autres élèves."
https://www.education.gouv.fr/media/74225/download

Tribune dans Le Monde: “Le logiciel libre et l’ouverture des données sont deux enjeux majeurs du numérique moderne qui méritent une stratégie publique”

Le Monde, 17 janvier 2021.

Le journal Le Monde a publié une tribune en réaction à la publication du rapport Bothorel. Cette tribune appelle à la mise en place d’une véritable stratégie autour du logiciel libre au sein de l’État français, et notamment la mise ne place d’une mission interministérielle dédiée à son élaboration et son exécution.

Cette tribune est co-signée par Stefane Fermigier, co-président du CNLL, ainsi que Roberto Di Cosmo, Directeur de Software Heritage, professeur d’informatique à l’Inria et à l’université de Paris, et Cedric Thomas, Économiste et directeur général de l’organisation Open source OW2.

Outre les trois auteurs, la tribune a été co-signée par différentes entreprises et associations, dont la SiF.

Le texte complet de la tribune (sous licence CC-BY-ND) :

https://dicosmo.org/share/2021-01-17-TribuneLogicielsLibres-RapportBothorel.pdf

La formation des enseignants :

 « La formation des enseignants doit permettre le développement de leur culture et de leur éthique numériques et le développement de leurs compétences numériques, dont le développement de la pensée informatique afin de permettre à chaque enseignant de développer un positionnement critique et éclairé face au numérique dans la société mais aussi dans son intégration en classe et d’être en disposition d’intégrer de manière effective des usages du numérique dans des activités d’apprentissage dans sa discipline. »

«  Faire de PIX un outil systématique et obligatoire d’auto positionnement, de formation et de certification des compétences numériques des personnels et des élèves »

La protection des données :

«  Ainsi la proposition 4.4 vise à assurer la protection des données personnelles et des données d’éducation dont le caractère sensible n’est pas suffisamment appréhendé vis-à-vis des risques d’utilisation à des fins commerciales ou à des fins dangereuses à mesure que les outils se complexifient dans le temps. »

«  Donner de l’autonomie aux enseignants éclairés car formés dans le choix des ressources numériques qu’ils souhaitent utiliser, en leur permettant de gérer des budgets spécifiques. Généralement, ses premiers critères de choix sont la gratuité de la ressource et la conformité avec le RGPD (règlement général de protection des données personnelles). Il devient donc crucial d’élargir les possibilités de choix des enseignants en les dotant de budgets spécifiques, selon un principe très simple, un peu comme des « comptes PayPal » qu’ils pourraient utiliser afin d’outiller leur classe. A défaut de la création de ce marché, les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) risquent de prendre la place. »

https://www.education.gouv.fr/grenelle-de-l-education-synthese-d-atelier-numerique-309065

Binaire le 29 janvier 2021 - Cet article est repris d’une tribune de ToutEduc. ToutEduc a rendu compte des propositions Inria émises dans le cadre des Etats généraux du numérique pour l’Éducation. L’institut national en sciences et technologies du numérique partage ici le 3ème volet de ses recommandations, celles qui concernent la formation au numérique en éducation.  Serge Abiteboul

Dans le cadre des Etats généraux du numérique pour l’Éducation, Inria a émis plusieurs recommandations et a choisi ToutEduc pour leur présentation. Nous avons publié le premier volet sur la recherche (ici) et le second volet sur l’action publique (ici). Voici le troisième volet, relatif à la formation aux compétences de base du numérique ainsi qu’aux usages du numérique tant pour les enseignants que les citoyens. A venir une présentation du « Livre blanc » d’Inria sur les enjeux et défis du numérique pour l’éducation.

La formation au numérique : un enjeu fondamental, un défi colossal. (...)
Une première priorité : la formation des professionnel·le·s de l’éducation. (...)
Une seconde priorité : faire « université » de manière citoyenne autour du numérique. (...)
https://www.lemonde.fr/blog/binaire/2021/01/29/formation-au-numerique-en-education-quelles-propositions/

MENJS - Grenelle de l'éducation, atelier numérique :  propositions concernant les équipements, les compétences, le métier d’enseignant (formation), les ressources disponibles, la protection des données ...

https://www.education.gouv.fr/grenelle-de-l-education-synthese-d-atelier-numerique-309065

INRIA - Éducation & numérique : la formation. Dernier volet des propositions  du livre blanc émises dans le cadre des États généraux du numérique pour l’Éducation. Sur le blog Binaire :

https://www.lemonde.fr/blog/binaire/2021/01/29/formation-au-numerique-en-education-quelles-propositions/

Paris le 14 janvier 2021

L'ouverture de l’enseignement de spécialité «Numérique et sciences informatiques» à la rentrée 2019 a permis de renforcer de façon significative la place de l'informatique au lycée.

Pour accompagner cette introduction :

• Un large plan de formation reposant sur les établissements d'enseignement supérieur sous la forme d'un Diplôme inter-universitaire (DIU-EIL) a été mis en place. La Société informatique de France (SIF) a contribué à cet effort d'organisation, en étroite interaction avec la DGRH du Ministère (MENJS), ce qui a permis de former plusieurs milliers de professeurs ;

• Le CAPES NSI a été créé en 2020, avec un doublement du nombre de postes offerts au concours de 2021.

La SiF se réjouit de cette dynamique qui est extrêmement importante pour notre pays car il est essentiel de préparer les jeunes au numérique qui impacte et continuera d’impacter toutes leurs activités futures. La science informatique est à la fois le cœur et le moteur du bouleversement introduit par le numérique dans notre société.

Comme mentionné par J.-M. Blanquer lors de l’annonce de la création du CAPES informatique en janvier 2019 «ce qui compte c'est la dynamique et une agrégation suivra». Rappelé lors des États généraux du numérique en novembre 2020, puis sur France Culture, Jean-Michel Blanquer a confirmé cette perspective en mentionnant que «d'ici un an ou deux on décidera de la création d'une agrégation d’informatique».

Il est temps en effet de procéder à la création d’une agrégation d’informatique.

De nombreuses raisons poussent à la création de l’agrégation d'informatique. En effet, il est nécessaire de :

• Créer et structurer le corps de l'enseignement de l'informatique au sein du MENJS ;

• Avoir des IA-IPR d’informatique ;

• Renforcer l'IGÉSR (à notre connaissance, il n'y a actuellement qu'un seul Inspecteur général ayant un diplôme d'informatique de l'enseignement supérieur) ;

• Doter la filière MP2I (CPGE) de professeur.e.s qualifié.e.s ;

• Créer un vivier de PRAG Informatique à la disposition des établissements d'enseignement supérieur.

Dès aujourd'hui, nous sommes convaincus que ce concours pourra disposer d’un large vivier de recrutement comme le CAPES NSI l’a (dé)montré. Par ailleurs, il convient de compléter cette création avec un concours externe spécial à destination des docteurs.

La création d’une agrégation doit intervenir dès 2022 pour assurer dans les meilleurs délais l’arrivée des agrégé.e.s d’informatique dans le système éducatif et ainsi consolider le développement d’un enseignement d'informatique de qualité, condition primordiale pour le déploiement du numérique en France.

La SIF se tient à votre disposition pour discuter et étayer plus en détail cette demande de création pour 2022, et vous prie de recevoir nos meilleures salutations.

Pierre Paradinas

Président de la SiF

https://www.societe-informatique-de-france.fr/wp-content/uploads/2021/01/CourrierSIFAgregationInformatique.pdf

Publié le 21 janvier 2021 à 10h00 - Par Romane Pellen


Proposée pour la première fois sur Parcoursup, la classe préparatoire « mathématiques, physique, ingénierie et informatique » (MP2I) souhaite attirer des lycéens passionnés d’informatique. Des profils recherchés par les écoles d’ingénieurs.

  "  Appelez-la « MP2I », pour Mathématiques, Physique, Ingénierie et Informatique. Tel est le nom de la nouvelle classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) qui, en septembre 2021, s’invitera aux côtés des autres classes préparatoires scientifiques, chacune caractérisées par une dominante (mathématiques, physique-chimie, biologie, sciences de l’ingénieur...). Ce qui distinguera la MP2I, c’est la place importante accordée à l’informatique. 

Dans les lycées Carnot à Dijon, Champollion à Grenoble, Louis-Le-Grand et Saint-Louis à Paris, Faidherbe à Lille, Hoche à Versailles, du Parc à Lyon… Au total, 26 classes préparatoires de MP2I, réparties sur l’ensemble du territoire français, ouvriront leurs portes en septembre. « Nous avons accordé une attention particulière à l’équité territoriale ainsi qu’à l’équilibre entre Paris et la province », précise Olivier Sidokpohou. Avec un effectif maximal de 48 élèves par classe – à l’exception de deux classes avec un effectif réduit –, la MP2I pourra accueillir jusqu’à 1 200 élèves. (...)

https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/01/21/une-nouvelle-prepa-en-maths-et-informatique-lancee-dans-26-lycees_6067051_4401467.html