Informations

Clara Bamberger, dans «Le Canard enchaîné » du mercredi 9 septembre 2020 – extrait -

CE N'EST PLUS un boulevard que l'État offre au géant du numérique Microsoft, mais une autoroute à quatre voies ! Les ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur ont en effet lancé, le 2 août, un appel d'offres injustement passé inaperçu, d'un montant de 8,3 millions d'euros.

Son objet ? La « concession de droits d'usage à titre non exclusif, en mode perpétuel ou en mode locatif, de solutions Microsoft et services associés ».

Traduction : l'heureux gagnant devra fournir des licences Microsoft à l'ensemble du « parc machines, évalué à 800 000 postes de travail », mais aussi réaliser des «prestations de services associées aux solutions Microsoft » (« assistancetechnique », « expertiseet ingénierie », etc.).

(...)

« Une fois encore, se désole François Aubriot, de l'Union des entreprises du logiciel libre et du numérique ouvert, l’État préfère verser des rentes à Microsoft plutôt que de se tourner vers des entreprises françaises parfaitement capables de leur fournir les services demandés et qui, elles, ne pratiquent pas d'optimisation fiscale. » Ce qu'elles peuvent être « ancien monde »…

Voir également :

Le libre oublié une fois de plus par le ministère de l'Éducation nationale :

https://cnll.fr/news/appel-offres-ministere-education-nationale-microsoft-logiciel-libre-oublie/

The Conversation - Jean-François Cerisier- 18 juin 2020    (extrait)

(...)  "  Pourtant, beaucoup d’études montrent que l’essentiel des pratiques pédagogiques qui utilisent le numérique le font pour instrumenter des activités que l’on pouvait déjà réaliser sans le numérique – parfois avec plus d’efficacité. Les raisons de ces mésusages sont nombreuses – budgets de développement insuffisants, quasi-absence de formation initiale et continue des enseignants, etc. Or, ce que confirment ces études, c’est que l’intérêt des techniques numériques dans les activités d’apprentissage ne repose ni sur la fréquence de leur utilisation, ni sur leur durée, mais sur leur qualité et leur pertinence.

Le numérique est aussi un objet d’apprentissage. Il s’agit là d’une éducation au numérique qui va de la connaissance des enjeux sociétaux qu’il soulève jusqu’à une connaissance technologique minimale, en passant par des compétences d’utilisation que la simple pratique, aussi intensive soit-elle, ne suffit pas à développer. L’éducation au numérique est bien sûr une responsabilité majeure des institutions éducatives car elle est indispensable à l’éducation du citoyen. "  (...)

https://theconversation.com/faut-il-renoncer-au-numerique-pour-leducation-140765

Une nouvelle session du MOOC (ouvert et gratuit) Apprendre à coder avec Python est ouverte.

Destiné aux lycéen.ne.s et à leur professeur.e.s, mais ouvert à tou.te.s, ce cours en ligne vise à apprendre les bases du codage à l’aide de capsules vidéo, d’explications simples, de quizz et d’exercices (une petite centaine d’exercices de codage validés en ligne). Chacun.e peut travailler à son rythme : tout le matériel est disponible même après sa fermeture.La matière couvre les bases de python, les fonctions, les chaînes de caractères, tuples, listes, ensembles dictionnaires, fichiers.
Un projet du type jeu d’évasion simple (« escape game ») est proposé (à partir du 15 octobre) en utilisant le module turtle .

Le MOOC se déroule entre le 1er septembre 2020 et le 24 mai 2021.

Informations pratiques : sur la page de Fun MOOC 

La Communauté d’Apprentissage de l’Informatique (CAI) réunit des enseignant·e·s d’informatique au niveau de l’enseignement primaire et secondaire afin de partager des ressources et des bonnes pratiques.

                    https://cai.community/

On y partage, identifie, évalue ou construit des ressources ; on échange, s’accompagne et partage nos pratiques ; on se donne des rendez-vous et se rencontre pour s’entraider sur internet ou les territoires. Tout est librement réutilisable en CC-BY et CeCILL-C. Les actrices et acteurs sont au service des enseignant·e·s et éducatrices et éducateurs francophones au sens large, toute personne intéressée (ex: parent) est bienvenue.
Cette initiative décrite en détail ici  https://tinyurl.com/yd58zw7d  (texte) et là https://tinyurl.com/y76tgkvj (planches) et on explique comment ça marche https://cai.community/accueil/comment-ca-marche
Nous allons nous mettre au service de cette super initiative qu'est https://groupes.renater.fr/sympa/info/numerique-sciences-informatiques que porte Rodrigo en matière d'échange et de partage de ressources (on pense à https://groupes.renater.fr/sympa/d_read/numerique-sciences-informatiques) en essayant de voir quels besoins restent à couvrir: Assistance documentaire \ Espaces de co-construction \ Bureau d’accueil individuel \ Service pour les rencontres (ex: instance BBB) \ Aide à la navigation entre plateformes ou … autre selon nos besoins.

D'ailleurs on commence !!!

à suivre ...

(Communiqué par Thierry Viéville)


					

Openedition

Créée en 2006, Recherches en éducation est une revue semestrielle ouverte à toutes les disciplines contributives aux sciences de l’éducation et à la formation. Elle publie des travaux d’ordre épistémologique, philosophique ou historique ; et de recherches empiriques, théoriques, pédagogiques ou didactiques. Les contributeurs sont issus de la France, de la Belgique, de la Suisse, du Québec et des pays francophones africains ou du Moyen-Orient. La revue s’adresse à un public universitaire et aux praticiens et personnels de l’éducation, de l’enseignement et de la formation. Éditée par l’Université de Nantes, Recherches en éducation rejoint Openedition avec ses six derniers numéros en accès ouvert et en texte intégral.

https://journals.openedition.org/ree/

Capes "Numérique et sciences informatiques" 2020 et gestion des ressources humaines

Les résultats du  Capes NSI sont connus depuis  le 22 juillet. L'EPI a été informée de plusieurs situations difficiles dans lesquelles des collègues enseignant la spécialité depuis la rentrée 2019 se sont vus informés qu'ils seront remplacés à la rentrée par des stagiaires  de ce nouveau Capes. Nous craignons que ces situations se multiplient. Le fait qu’elles soient encore relativement rares ne les rend pas moins inacceptables.

Elles sont intolérables dans la forme comme sur le fond. Une enseignante ou un enseignant certifié.e. ou agrégé.e. dans sa discipline d'origine, ayant fait l'effort très important de se former à l'informatique (ayant souvent passé un DIU) n'est pas un.e. fonctionnaire que l'on « remercie » sans précautions et sans risques pour le devenir de la discipline.

Il n'est évidemment pas question de nier la légitimité des nouvelles capessiennes et des nouveaux capessiens mais « il y a de la place pour tout le monde » surtout si l'on souhaite développer cette spécialité indispensable pour le pays. Ce qui nous menace n'est pas le trop-plein mais la pénurie que le Capes NSI, et la future agrégation que l'on attend toujours, ne sont pas près de combler.

Au lieu de faire peu de cas de ces enseignants ayant lourdement investi pour assurer le démarrage de cette spécialité, les responsables du Ministère de l'Éducation nationale devraient s'attacher à trouver rapidement des solutions si l'on ne veut pas assister à un désengagement des « pionniers » dont on peut percevoir les premiers signes.

Des solutions sont possibles comme la reconnaissance officielle de la bivalence (d'une manière transitoire tant que les capessiens puis les agrégés ne seront pas en nombre suffisant), bivalence qui valoriserait les parcours professionnels et éviterait qu'un collègue correctement formé et expérimenté  ne soit automatiquement remplacé par un jeune stagiaire. On pourrait  envisager des équivalences à partir des DIU.

Développer la filière NSI et affecter les nouveaux lauréats aux établissements qui souhaitent ouvrir la spécialité pour répondre à la demande des élèves et des familles serait également une solution évidente.

Les règles administratives existantes, qui servent trop souvent de prétexte pour ne rien proposer, sont faites pour être assouplies voire modifiées.

Association Enseignement Public et Informatique (EPI)

Association Loi 1901 – Fondée en 1971

Arrêté du 28 août 2020 fixant les modalités complémentaires d'évaluation et de titularisation de certains personnels relevant du ministère chargé de l'éducation lauréats de la session 2020 des concours

JORF n°0212 du 30 août 2020

Pour chaque corps ou échelle de rémunération, il est constitué une commission d'entretien professionnel.
Des commissions sont instituées :
- pour les personnels enseignants du second degré : par académie et par discipline ;
- pour les professeurs du premier degré : par département ;
- pour les personnels d'éducation et les psychologues de l'éducation nationale : par académie.

Chaque commission comprend : (...)

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=79C94FFE300BBD5286112659FE01A1B6.tplgfr31s_2?cidTexte=JORFTEXT000042284691&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000042284650

Conférence de presse de rentrée de J-M Blanquer, le 26-08-2020

https://www.education.gouv.fr/annee-scolaire-2020-2021-conference-de-presse-de-rentree-305554

« Notre école doit et va reprendre le 1er septembre. Nous maintenons le cap de nos réformes dans le double objectif d’élever le niveau général et de réduire les inégalités. »

En dépit des signes de reprise de l'épidémie, la rentrée aura bien lieu pour tous, avec le port du masque obligatoire pour tous les personnels et les élèves de plus de 11 ans. Voir nouveau protocole  sanitaire des écoles et établissements scolaires (6 pages) :

https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/2020-08/protocole-sanitaire---ann-e-scolaire-2021-2021-71258.pdf

A tout cela peut s'ajouter des mesures locales. "A Paris et dans les Bouches du Rhône les autorités locales peuvent prendre des décisions pour aller plus loin", dit le ministre.

Si les conditions sanitaires l'exigeaient dans les prochains mois, le ministère de l'Éducation nationale a envisagé deux scénarios de continuité pédagogique : un protocole strict avec réduction de la capacité d'accueil afin d'observer les règles de distanciation physique, ce qui implique un emploi du temps hybride en présentiel et en distanciel, dont les modalités concrètes sont à la discrétion de l'établissement. Une fermeture des établissements présentant un foyer de contamination, avec enseignement exclusivement en distanciel.

« S’il devait y avoir des mesures hybrides » (un enseignement à distance conjugué à un enseignement physique) (...) nous nous tenons prêts », a aussi dit le ministre. Mais pour cette rentrée, « nous n’en sommes pas là », a-t-il assuré.

Des protocoles plus stricts ont été préparés mais non diffusés pour l’instant.

Conscient de l'importance d'Internet, le ministre rappelle le dispositif PIX (cf. ci-dessous), confirme les États généraux du numérique en novembre et rassure (?) sur les équipements numériques et la sélection de ressources pédagogiques numériques à disposition des professeurs et des familles

Un compte rendu très complet de cette conférence de presse ici :

https://www.journaldesfemmes.fr/maman/enfant/1849367-rentree-scolaire-2020-blanquer-masques-protocole-sanitaire-ecole/