Archives de l'auteur : Secrétariat EPI

© Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse - Juin 2019

baccalauréat général 2021: de nouveaux parcours vers les classes préparatoires aux grandes écoles (extrait)

* CPGE scientifiques (MPSI-PCSI-PTSI-MPI)
- MPSI : mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur
- PCSI : physique, chimie et sciences de l’ingénieur
- PTSI : physique, technologie et sciences de l’ingénieur
- MPI : mathématiques, physique et informatique (nouveauté 2021)

https://cache.media.education.gouv.fr/file/Bac_2021/89/8/2019_CPGE_bac_general_infog_1137898.pdf

Une bonne nouvelle … à suivre.

)

Vous trouverez ci-dessous les activités que David Roche propose aux élèves :

- de seconde, pour l'enseignement "Sciences Numériques et technologie" (SNT) : 
https://pixees.fr/informatiquelycee/n_site/snt.html
- de première, pour l'enseignement de spécialité "Numérique et Sciences Informatiques" (NSI) :
https://pixees.fr/informatiquelycee/n_site/nsi_prem.html

« 50% des élèves sortent du carcan des séries » ... Ou pas ?

Une enquête du SNES-FSU sur le choix des spécialités (6 pages pdf) :"La diversité des choix est artificielle; la plupart des «triplettes» ne pourront pas être mises en œuvre par les lycées" (...)
https://www.snes.edu/IMG/pdf/reforme_blanquer_note_snes_no2_diversite_des_triplettes.pdf

(cette enquête repose sur les choix de spécialités de plus de  3800 élèves de 2nde GT dans 18 lycées de 11 académies)


Les réflexions de Xavier Leroy, professeur au Collège de France, titulaire depuis 2018 de la chaire de sciences du logiciel. La Recherche, n°548 de juin 2019 – extrait -

La Recherche : Vous occupez depuis 2018 la seconde chaire permanente d'informatique au Collège de France, après celle de Gérard Berry en 2012. Peut-on dire que l'informatique est devenue une science respectable?

Xavier Leroy : Disons que c'est le début de la respectabilité. Cela a mis un peu de temps mais l'informatique est une discipline toute jeune. Aux États-Unis, pionniers dans ce domaine, les universités ont commencé à avoir des départements de Computer science dans les années 1950. En France, cela a pris quinze à vingt ans de plus, selon les établissements. Et puis, l'attractivité était très différente : dès les années 1990, l'informatique est considérée comme une voie reine aux États-Unis. Les étudiants en mathématiques sont ceux qui ont été recalés en informatique. Alors qu'en France, c'est l'inverse. Le Collège de France s'est ouvert à l'informatique, d'abord avec les chaires annuelles - notamment la chaire Informatique et sciences du numérique-, ensuite avec la chaire de Gérard Berry, puis la mienne. Il reste encore des étapes à franchir, comme la création d’une agrégation d’informatique, encore absente du paysage de l’Éducation nationale. (…)

NDLR-EPI : enfin quelqu’un - et pas des moindres - qui n’hésite pas à souhaiter une agrégation d’informatique (le gras est de la rédaction EPI) ! Quatre pages de réflexions très intéressantes sur la programmation, à lire en entier …

Propositions relatives aux épreuves d’examen en numérique et sciences informatiques, enseignement de spécialité, classe terminale, voie générale – Mai2019.

Les propositions des groupes d’experts pour l’évaluation en classe terminale relèvent de leur responsabilité. Ces propositions ont été présentées aux membres du Conseil supérieur des programmes, mais n’ont pas fait l’objet d’un vote en séance.

La démarche de projet est au cœur de l’enseignement de la spécialité NSI mais ne se prête pas à une évaluation à l’écrit ou sur machine en temps limité. L’épreuve obligatoire terminale orale permet à l’élève de présenter son projet et de valoriser le travail qu’il a conduit durant sa formation.

L’épreuve terminale obligatoire de spécialité est composée de deux sous-épreuves: une épreuve écrite et une épreuve pratique.

Sous-épreuve écrite de 3 h 30 (sur 12 points) La sous-épreuve consiste en la résolution de trois exercices permettant d’évaluer les connaissances et les capacités attendues conformément au programme de terminale de la spécialité. Chaque exercice est noté sur 4 points. Les connaissances et capacités mobilisées dans le programme de première de la spécialité mais non reprises dans celui de terminale ne constituent pas le ressort principal des sujets composant l'épreuve ; elles doivent toutefois être assimilées par les candidats qui peuvent avoir à les utiliser.Les exercices permettent d’aborder différentes rubriques, sans obligation d’exhaustivité, un même exercice pouvant en particulier permettre l’évaluation d’attendus relevant de plusieurs rubriques. La sous-épreuve pratique permettant d’évaluer les compétences en programmation, cette évaluation n’est pas un objectif de la sous-épreuve écrite. Toutefois le candidat peut être évalué sur la compréhension d’un algorithme ou d’un programme, d’un point de vue plus théorique que pratique.

Sous-épreuve pratique de 1 heure (sur 8 points) La sous-épreuve consiste en la résolution de deux exercices sur ordinateur, chacun étant noté sur 4 points.Le premier exercice consiste à programmer un algorithme figurant explicitement au programme, ne présentant pas de difficulté particulière, dont on fournit une spécification. Il s’agit donc de restituer un algorithme rencontré et travaillé à plusieurs reprises en cours de formation.Le sujet peut proposer un jeu de test avec les réponses attendues pour permettre au candidat de vérifier son travail.Pour le second exercice, un programme est fourni au candidat. Cet exercice ne demande pas l’écriture complète d’un programme, mais permet de valider des compétences de programmation suivant des modalités variées : le candidat doit, par exemple, compléter un programme «à trous» afin de répondre à une spécification donnée, ou encore, corriger un programme volontairement erroné, ou encore, expliciter un argument de correction (comme un invariant de boucle), ou encore, proposer une documentation, etc.

https://cache.media.education.gouv.fr/file/CSP/61/6/Projet_Epreuves_examen_NSI_Tle_Voie_G_1126616.pdf

Rappel : Gérard Berry présente son cours dans la série les courTs du Collège de France (vidéos)

Extrait de la présentation :

« Cette année 2018-2019 sera la dernière de mon enseignement au Collège de France. Mon cours, intitulé « Où va l’informatique ? », me permettra de fermer la parenthèse ouverte en 2007-2008, année où j’avais tenu la chaire annuelle d’innovation technologique Liliane Bettencourt avec le cours « Pourquoi et comment le monde devient numérique ». Comme c’était alors la toute première fois que l’informatique était présentée au Collège de France, j’avais délibérément choisi un enseignement destiné au grand public. J’ai ensuite traité de sujets nettement plus techniques : la modélisation du calcul, le temps en informatique, la vérification de programmes, et le langage Esterel. Fermer la parenthèse ouverte par mon premier cours veut dire pour moi revenir 11 ans après vers un cours destiné à un public large mais curieux et attentif, comme celui qu’on trouve physiquement ou par Internet au Collège de France, de faire un point sur les transformations de ce domaine en plein essor, et de tracer les lignes de force probable de son évolution. » (...)

https://www.college-de-france.fr/site/gerard-berry/course-2018-2019.htm

ARTICLE 12 BIS

Après l'alinéa 3 - Insérer un alinéa ainsi rédigé :

…° La seconde phrase du même alinéa est ainsi rédigée : « Ils forment les étudiants et les enseignants à la maîtrise des outils et ressources numériques, à leur usage pédagogique ainsi qu’à la connaissance et à la compréhension des enjeux liés à l’écosystème numérique. » ;

Objet

Cet amendement traduit une des préconisations du rapport Prendre en main notre destin numérique : l'urgence de la formation, fait au nom de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication en juin 2018.

Ce rapport recommandait de «revoir la maquette de formation en ÉSPÉ afin que la littératie numérique devienne un axe structurant de la formation ».

Il part du constat que le temps consacré à la maîtrise des outils numériques et à leurs usages pédagogiques est très limité : 20 heures en master 1 sur 300 à 500 heures au total et 15 heures en master 2 sur 250 à 300 heures.

En outre, cette formation demeure excessivement théorique alors qu'elle devrait reposer sur un apprentissage par projet afin d'amener les futurs enseignants à développer des compétences utilisables dans la pratique de leur futur métier.

Il est donc urgent de revoir la maquette de formation des futurs INSPÉ afin que la littératie numérique devienne un axe structurant de leur formation initiale et continue et que cette formation soit tournée vers la pratique.

Cette formation serait articulée autour de trois objectifs prioritaires :

- la maîtrise des outils et ressources numériques : prise en main, codage, maîtrise des bases algorithmiques et de leur application dans la cadre pédagogique et plus largement dans la vie du citoyen ;

- la connaissance des cultures numériques et des usages : fonctionnement d’Internet, connaissance et compréhension des enjeux liés à l’écosystème numérique (traitement de l’information, souveraineté des données, empreinte numérique, cyberharcèlement, etc.) ;

- l’usage pédagogique de ces outils et ressources numériques : analyse de pratiques pédagogiques innovantes, intégration des technologies numériques dans les enseignements, notamment pour faciliter l'apprentissage et la scolarité des élèves à besoins particuliers.

http://www.senat.fr/amendements/2018-2019/474/Amdt_217.html

- EpiNet la revue électronique mensuelle gratuite de l'EPI : le n°215 de mai 2019 est en ligne :
https://www.epi.asso.fr/epinet/epinet215.htm

- Son Éditorial : " Spécialité NSI : mise en œuvre ; conséquences à venir pour l'enseignement supérieur ; courrier à l'EPI d'Édouard Geffray, directeur des ressources humaines au MEN; création de l'AEIF" : 
https://www.epi.asso.fr/revue/articles/a1905a.htm

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